Retour en 1914

Bonjour les amis c’est Phil, me revoilà pour vous parler d’une période de l’Histoire pas très jolie jolie… mais qui marquera l’humanité à tout jamais (et moi aussi), il s’agit de la Première Guerre mondiale. Elle doit son nom à un terrible constat : jamais autant de grandes nations ne se sont engagées dans un tel conflit avant, jamais il n’y eut auparavant autant de dégâts matériels, ni autant de décès.

Si nous avions le pouvoir de remonter dans le temps, alors nous retournerions le 28 juin 1914, pour empêcher Gavrilo Princip de commettre l’irréparable : ce jeune serbe de Bosnie assassina l’archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, ainsi que sa femme. L’Autriche-Hongrie réclama vengeance et reçut notamment l’appui de l’Allemagne et de la Bulgarie. Cette Triple Alliance sera opposée à la Triple-Entente constituée de la France, du Royaume-Uni, et de la Russie, plus tard aidés par le Japon, l’Italie, la Roumanie et les Etats-Unis. Un véritable conflit planétaire !

Retour en 1914

Le SAVIEZ VOUS ?

Qu’appelle-t-on la guerre des tranchées ? Il s’agissait d’une forme de combat répandue sur le front de l’Ouest, où de longs couloirs étaient creusés dans le sol pour permettre aux soldats de se déplacer à l’abri des tirs de fusils.

Retour en 1914

En France, c’est le 2 août 1914 que la Mobilisation Générale fut lancée. Tous les Français aptes au service militaire sont appelés pour constituer les troupes de l’armée et de la marine françaises. Ainsi, plus de 3 millions d’hommes ont été recrutés en seulement 17 jours ! (heureusement que ça ne concernait pas les pigeons comme moi)

Ces hommes plus ou moins préparés au combat on été dirigés par le Maréchal Foch, de son vrai nom Ferdinand Foch, nommé maréchal de France, Grande-Bretagne et Pologne. Né le 2 octobre 1851 et mort le 20 mars 1929 à Paris, il dirigea les forces alliées et provoqua le recul des troupes allemandes. Tout le monde se souviendra de son culte de l’offensive : il préférait toujours attaquer le premier pour surprendre l’ennemi ! Et non, ça ne rigole pas la guerre…

Timbre Maréchal Foch

Ce timbre émis pour la première fois en 1940 représente le Maréchal Foch, commandant suprême des forces alliées. La Poste rend ici hommage à l’un des acteurs principaux de la victoire française.

Timbre la mobilisation générale

Ce timbre représente la mobilisation générale du 2 août 1914. Nous pouvons observer en bleu les soldats marchant au pas, ainsi que les femmes en rouge, qui travaillent dans les champs pour nourrir les guerriers.

C’est dans l’adversité que les vrais héros se révèlent

Vaincre la haine, coûte que coûte.

Une bataille a marqué les esprits plus que les autres, il s’agit de celle de Verdun. Pendant près de 10 mois, du 21 février au 19 décembre 1916, des milliers de soldats se sont affrontés. Après une nette percée des Allemands dans la Meuse, les Français ont su se ressaisir et inverser la tendance jusqu’à repousser l’ennemi sur sa position de départ.

Bilan : 362 000 soldats français disparus ou blessés, et 337 000 soldats allemands. Mais malgré une telle tragédie, cette issue constitue une victoire pour l’armée française ! 

En hommage aux soldats sacrifiés pour la patrie et la liberté, la Flamme du Souvenir brûlant sous l'Arc de Triomphe à Paris est acheminée chaque année à Verdun le 1er novembre. Après une cérémonie au Monument aux Morts, elle est déposée dans la crypte du Monument à la Victoire pour retourner à Paris sur la Tombe du Soldat inconnu, le 11 novembre, jour anniversaire de la signature de l'Armistice de 1918.

Vaincre la haine, coûte que coûte.

Ce 11 novembre 1918 restera gravé dans les mémoires. C’est au petit matin que les généraux allemands et alliés se réunissent dans un wagon-salon du train d’État-Major du Maréchal Foch, au cœur de la forêt de Compiègne. L’Armistice est signée par les deux parties vers 5 h 15 du matin, pour une application au front à 11 heures. Malheureusement, quelques soldats sont décédés entre temps, comme Augustin Trébuchon, le dernier soldat français tué, à peine 15 minutes avant, à 10 h 45 ; ou encore l’américain Henry Gunther, considéré comme le tout dernier soldat tué au combat lors de la Première Guerre mondiale, 60 secondes avant la fin.

À 11 heures précises, les cloches, sonneries et clairons retentirent dans tout le pays, annonçant la fin de la plus grande guerre jamais vécue jusqu’alors. Les jours suivants, les troupes allemandes rentrèrent dans leur pays. Le soulagement était palpable dans toutes les rues, et les familles françaises retrouvèrent enfin la paix et le sourire ! Depuis, le 11 novembre est officiellement un jour férié en France, afin de ne jamais oublier les milliers de soldats qui se sont courageusement battus pour leur pays.

QUIZ !

À quelle heure précise l’Armistice du 11 novembre 1918 a-t-il été signé ?

La morale de ce tragique épisode de l’Histoire ? Il ne faut jamais se laisser guider par des sentiments de vengeance ou de haine. Car aujourd’hui plus que jamais, rien ne justifie l’acte de guerre. En 3 mots : « peace and love » !